- Pourquoi cette pluie ?
... À Marie-Hélène,
Et à tous les natifs de ce beau pays qu'est l'Algérie.
Tant de pluie tout à coup sur nos fronts, |
Idir, compositeur interprète
(sur un texte de JJ Goldman)
(sur un texte de JJ Goldman)
Ζέφυρος / Zéphyros
... À la face des dieux, montrer que les humains................................................................... Marie alias Incipit
Sont beaux et généreux s'ils s'autorisent enfin
À tomber le loup en recouvrant le sourire
Tant de pluie tout à coup sur nos fronts, |
« ... Nous le supposerons [l'homme] capable de réflexion, doué de raison (...) libre enfin, c'est-à-dire en état de délibérer ses actes avec la conscience de pouvoir les modifier et se modifier lui-même. »
« ... Poète, romancier et essayiste, cité à plusieurs reprises parmi les «nobélisables», il a laissé une oeuvre importante, d’une grande inventivité poétique et qui a ouvert la voie à toute une jeune génération d’écrivains antillais comme Patrick Chamoiseau.
... Né le 21 septembre 1928 à Sainte-Marie, dans le nord de la Martinique, enfant d’une famille modeste et élève brillant, il a fait des études de philosophie à l’université parisienne de La Sorbonne en 1946. Docteur ès lettres, il a obtenu, en 1958, le prix Renaudot, l’une des plus importantes récompenses littéraires françaises, pour La lézarde.
... Militant contre le système colonial et opposé à la guerre d’Algérie, il fut expulsé des Antilles françaises pour ses idées indépendantistes et assigné à résidence en France métropolitaine au début des années 1960 par le pouvoir du général de Gaulle. »
- Le Discours antillais, essais, (1981) Gallimard, 1997 (texte remanié de sa thèse de doctorat) ;
- Mémoires des esclavages, essai avec avant propos de Dominique de Villepin, Gallimard 2007 ;- Pays rêvé, pays réel, poésie, (1985) Seuil ;- La Lézarde, roman, (1958) Gallimard (réédité en 1997), Presses Nationales d'Haïti (2007).
«
armi les choses, les unes dépendent de nous, les autres n'en dépendent pas.
... Celles qui dépendent de nous, ce sont l'opinion, la tendance, le désir, l'aversion : en un mot tout ce qui est notre œuvre.
... Celles qui ne dépendent pas de nous, ce sont le corps, les biens, la réputation, les dignités : en un mot tout ce qui n'est pas notre œuvre.
... Les choses qui dépendent de nous sont par nature libres ; nul ne peut les empêcher, rien ne peut les entraver ; mais celles qui ne dépendent pas de nous sont impuissantes, esclaves, sujettes à empêchement, étrangères à nous.
... Souviens-toi donc que, si tu crois libres ces choses qui, de par leur nature, sont serviles, et propres à toi celles qui sont étrangères, tu seras entravé, affligé, troublé, tu accuseras dieux et hommes.
... Mais si tu crois tien cela seul qui est tien, et étranger ce qui en effet t'est étranger, nul ne le forcera jamais à faire une chose, nul ne t'en empêchera ; tu ne te plaindras de personne, tu n'accuseras personne ; tu ne feras pas involontairement une seule action ; personne ne te nuira, et d'ennemi, tu n'en auras point, car tu ne souffriras rien de nuisible. »