ZÉPHYR, ZÉPHIR, ZÉPHIRE
- Littérature
. − Vent d'ouest ; p. ext., vent doux et agréable. Doux, frais, léger, tiède zéphyr ; au moindre zéphyr ; parfum, souffle du zéphyr. Quand la tempête fut calmée, nous voulûmes remonter à l'occident, mais le constant zéphyr (...) repoussa long-temps nos voiles (Chateaubr., Martyrs, t. 1, 1810, p. 212). Je vois de clairs rameaux bercés par le zéphire (Moréas, Iphigénie, 1900, V, 5, p. 168).
− Au plur. Là les prés, les gazons, les bois harmonieux, De mobiles ruisseaux la colline animée, L'âme de mille fleurs dans les zéphyrs semée (Chénier, Élégies, 1794, p. 139).
− Par personnification. Haleine du zéphyr/des zéphyrs ; baisers du zéphyr ; sur l'aile des zéphirs. Le zéphyr amoureux Murmure faiblement dans les bois ténébreux (Baour-Lormian, Ossian, 1827, p. 179).
- Mythologie
. − Vent fort, désagréable. Dans la petite rue bien resserrée, il passait un zéphyr glacial (Céline, Mort à crédit, 1936, p. 263).
- Au figuré
. − Tendance, impulsion. Ce n'est pas un sot cependant, mais un petit zéphir de fortune lui tourne la tête comme aux autres (Courier, Lettres Fr. et Ital.1806, p. 715).
- Chorégraphie
. − Pas de zéphyr(e). Pas où l'on se tient sur une jambe tout en balançant l'autre d'avant en arrière. [Les danseurs sous l'Empire] faisaient leur entrée Par le pas de zéphyre ou le pas de bourrée (Pommier, Crâneries, 1842, p. 131).
- Industrie textile
.− Tissu de coton façonné utilisé dans la confection de vêtements légers, de sous-vêtements. Il se montre sur le seuil, culotté d'un caleçon de zéphir rayé mauve (Bernanos, M. Ouine, 1943, p. 1436).
- En apposition : Laine zéphire/zéphyr(e) ou, subst. masc., zéphyr. , Laine moderne filée et retordue avec des fils de différentes couleurs`` (Leloir 1961).









