- Ensemble sauvons notre ville
... Zéphyr ne pouvait ne pas faire sien l'appel de son ami El-Hadi Tebbane. À son instance, il publie, ici et pour vous, en trois parties, le texte de sa contribution parue dans l'édition d'El Watan du 22 Mai 2011.
... C'est avec grand plaisir que cette présente tribune lui est réservée.
Soyez nombreux à intervenir !
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Réflexions sur le devenir
de quelques monuments historiques de Béjaïa
« Le temps use l’erreur, mais polit la vérité. »
(Voltaire)
(Voltaire)
... Dans l’édition d’El Watan du 8 décembre 2007, rubrique «Idées-débat», j’avais rédigé une contribution que j’avais intitulée : Béjaïa où vas-tu ? J’y évoquais sur un ton critique ce que furent l’ancienne capitale de la dynastie hammadite et son hinterland, et ce qu’ils sont devenus, hélas, aujourd’hui.
Pensez-vous que nos édiles et les pouvoirs publics en aient tenu compte pour évaluer même a posteriori l’évolution des choses, en vue de corriger ce qu’est un véritable désastre sur le plan urbanistique ? Les choses n’ont aucunement évolué. Bien au contraire. Voici maintenant «qu’on» s’attaque aux monuments historiques qui s’écroulent devant l’indifférence de nos élus. Sommes-nous devenus, à ce point, des talibans ?
- 1ère Partie -
- Le devenir de l'ancien Palais de Justice
AVANT
... L’ancien tribunal est en train de s’écrouler. Dans l’indifférence générale, sauf peut-être quelques promoteurs à l’affût d’une bonne affaire. Un chef-d’œuvre en matière d’architecture, avec ses escaliers et ses colonnes majestueux, son hall d’entrée de grande beauté et surtout son fronton sculpté, et son credo gravé. En l’absence de communication efficace avec nos édiles et les pouvoirs publics, on dit même qu’il va être complètement rasé.
En tant que natif de Béjaïa, je me sens particulièrement interpellé, d’autant qu’il y a de cela plus de vingt ans que la dégradation de ce bâtiment a commencé. Moi-même, et bien avant que les services judiciaires ne quittent les lieux, j’avais signalé aux élus de l’époque que Béjaïa étant une ville d’eau, une source souterraine coule des hauteurs du Gouraya pour aboutir à une fontaine publique, face au siège de l’Entreprise portuaire de Béjaïa, presque contiguë aux bureaux de l’ONAT.
J’avais remarqué à l’époque qu’une allée de platanes a été rasée pour agrandir le parking jouxtant le siège du parti du FLN. Une erreur dès lors que l’arbre retient l’eau. Il y avait aussi une volée de faux escaliers, sur le côté droit de la bâtisse.
Des escaliers qui apparemment ne servaient à rien, selon les services de l’urbanisme de l’époque, et qui ont été détruits. Erreur, car ces escaliers abritaient en fait des voiles de confortement, construits en granit, pour éviter que les eaux souterraines ne nuisent aux fondations du tribunal.
Dans les pays culturellement avancés, il y a là un problème de responsabilité des élus locaux l’époque qui n’avaient pas la culture d’écouter ou de prendre charge les doléances désintéressées ou avis circonstancié émanant des citoyens... (à suivre)
(*) Consultant,
diplômé de l’ENA (promotion 1968-1972)
El Watan - Dimanche 22 mai 2011 - 18
APRÈS
L'EFFONDREMENT DU 8 MARS DERNIER
L'EFFONDREMENT DU 8 MARS DERNIER















































