Ζέφυρος / Zéphyros ... Là où se lève l'étoile du soir, où le soleil éteint ses feux.
... Zéphyr Dans la Grèce antique Fils d'Astréos (Éole), le Maître des Quatre Vents Et d'Éos, la déesse de l'Aurore.
... Ses frères Borée, le dieu du Vent du Nord, Notos, le dieu du Vent du Sud, Euros, le dieu du Vent du Sud-Ouest.
... Ses amours féminines Podargé, aux pieds agiles, la Harpie au corps de pouliche Chloris, Flore, la déesse des fleurs Iris, la déesse de l'Arc-en-ciel.
... Zéphyr et Chloris Pluie de roses, Haleine parfumée de Zéphyr, Amour et Printemps.
... Les métaphores d'Apulée le berbère Extrait du roman latin Métamorphoses (L’Âne d'Or) « ... Or pendant que Psyché en proie à la peur et pleure au sommet de son rocher, la douce brise de Zéphyr aux molles caresses fait frissonner les bords de sa robe, enfle son vêtement, la soulève sans heurts et la transporte le long de l'abrupte paroi rocheuse ; après une douce descente, Zéphyr la dépose au cœur du vallon, sur un gazon de fleur ... »
... Brise du matin, flots des vagues, flocons des nues, ... Emportez-moi !
... Zéphyr Il était, dans sa jeunesse, fougueux et violent ; les gens le redoutaient. Aujourd'hui, il a changé d'attributs ; c'est un vent doux et agréable, un souffle léger, une brise qui grise les sens.
... Zéphyr Il protège et enveloppe, il donne de la fraîcheur et procure du bien-être. Au gré du temps et de l'humeur, il apportera échos et souvenirs.
... Zéphyr Il est la renaissance, l'éclosion de la vie, la joie. Il annonce le retour du Printemps.
... Zéphyr ... Au gré de sa nature, il vous transportera ...
............ Entre Miliana, sa ville d'adoption ............ Et Béjaïa, sa ville natale.
............ Entre la ville aux mille ruisseaux ............ Et la ville lumière.
Zéphyr à Béjaia
... Zéphyr, la statue de bronze érigée en 1894 par le célèbre statuaire français Eugène Marioton, trône au square Pasteur, en face de notre ancienne maison paternelle.
Apophtegme d'une Bougiote
... À la face des dieux, montrer que les humains Sont beaux et généreux s'ils s'autorisent enfin À tomber le loup en recouvrant le sourire
................................................................... Marie alias Incipit ...................................................enr sauv SGDL 2011-02-0167
... Je reviendrai de temps en temps vous faire un petit coucou.
... Aujourd'hui, c'est pour vous faire partager avec moi un extrait du recueil musical de l'orchestre andalou de l'Association El Anasser de Miliana, sous la houlette de Maître Mohamed Saadaoui.
... El Hadi, ami d'enfance retrouvé au hasard de mes promenades sur le Net, m'a gentiment envoyé une copie de la toile d'un grand maître de la peinture, pensionnaire de la très prestigieuse Villa Abd-El-Tif , aujourd'hui rénovée. C'était là sa façon de fêter nos retrouvailles et de contribuer à l'enrichissement de mon blog.
... À l’initiative de l’association « La citadelle » et dans le cadre du « Mois du patrimoine », le buste d’Ibn Khaldoun, un historien et penseur universel, a été dévoilé au grand public en fin d’après-midi de mardi.
... Ibn Khaldoun a retrouvé symboliquement sa place à l’entrée de la Casbah, un lieu où il avait donné des cours de jurisprudence.
... Les membres de l’association La citadelle ont pensé lui rendre hommage de cette manière. L’auteur de « L’histoire des Berbères » a séjourné dans la capitale des Hammadites. Ce n’est pas la première fois qu’un hommage particulier lui est consacré. Un programme a été établi par l’autre association Gihimab, en mars 2006 avec pour thème « Ibn Khaldoun en tant qu’homme politique et homme de science ».
... Né à Tunis en 1332 et mort en Égypte en 1406, cet historien et penseur universel a sillonné plusieurs régions du pays dont Constantine, Béjaïa, Tiaret. Ce fut au cours de ce séjour qu’il avait écrit une partie de la Muqadima (Prolégomènes).
Dans la ville de Béjaïa, il avait occupé le poste de Premier ministre du prince hafcide Abdullah de 1352 à 1365 tout en étant enseignant à la mosquée de la Casbah. C’est lui qui a le mieux fait connaître Al Qurashi [mort en 1184], algébriste de Béjaïa d’origine andalouse. Ibn Khaldoun est plus connu comme historien.
Il a ainsi contribué énormément à la connaissance des différentes périodes de l’histoire de l’Algérie depuis la lointaine antiquité jusqu’au Moyen-Age.
« Rien n'est plus difficile que de raconter une vie quand il ne s'est rien passé. Rien n'est plus difficile que de raconter une vie pleine de rebondissements. Fraction de vie, sans fortune, sans pouvoir, sans prestige, mais fraction de Notre Vie. »
... Née en 1947, Yvette Le Quéau vit en France, depuis 1952, dans une petite ville sur les bords de la Loire, Fleuve Royal loin de son Oued et de sa Méditerranée.
... Elle évoque la vie de ses parents, Tourangeaux, jeunes mariés partis en Algérie pendant 20 ans, puis le cheminement des souvenirs sur les traces de son enfance dans ce pays qui fut à l'origine de la naissance de sa personnalité et de la découverte de sa véritable identité.
... Vingt années ! Sur les traces d'une famille de passage dans un pays merveilleux, bien avant la tourmente des années de 1954 à 1962 qui aboutira à l'Indépendance de l'Algérie.
... Une femme au jour le jour, pleine de charme, de joie, parfois traversée par des tourments mais une femme toujours, vivace et sereine. Une femme qui... consacre son temps aux chats et à la peinture.
... L'énigme de la statue du jardin de Miliana est enfin résolue grâce à notre ami Dominique Perchet, responsable du site RIFA (Réseau International de la Fonte d'Art).
... Statue porte-torchère, candélabre au nom de L'Égyptienne, elle provient d'une production en série de la fonderie d'Art du Val d'Osne. Le statuaire du modèle est Mathurin MOREAU, sculpteur français le plus célèbre dans le monde, notamment en Amérique Latine.
Mathurin MOREAU, sculpteur 1822-1912 Maire du XIXème arrondissement de Paris de 1879 à sa mort
... Des répliques existent encore dans quelques villes de France et ailleurs, notamment à Paris, près de l'Arc de Triomphe et à Rio de Janeiro.
... À ce propos et en réponse à nos questions, voici ce que dit notre ami Dominique :
« ... Je peux vous renseigner (en partie) ; cette statue porte-torchère a été réalisée en France (Haute-Marne) dans la fonderie d'art du Val d'Osne : il s'agit d'un modèle de série diffusé dans de nombreuses villes de France et dans le monde (Près de l'Arc de Triomphe à Paris, comme à Rio de Janeiro). Il n'y a pas de sculpteur, mais il serait intéressant que vous alliez voir de plus près sur la base ce qui est écrit (si la peinture n'est pas trop épaisse).
Si vous avez des photos, je suis intéressé car je fais justement des recherches sur ce domaine pour un site web sur la fonte d'art :wwwfontesdart.org que vous pouvez visiter.
Il faudrait convaincre la municipalité de protéger cette œuvre qui est assez rare et qui peut être volée, endommagée (la fonte casse, rouille) ou mal entretenue : trop de peinture peut empâter le modelé de la sculpture. Au plaisir de vous lire. »
Pour plus d'information cliquez sur le lien ci-dessous :
VO_PL370 63 Candélabre Egyptienne Borne carrée, sans tulipe ni robinet H 2,800 L 0,550 poids 236,00 date ? sculpteur Mathurin MOREAU VO_PL370 63 Candélabre Egyptienne Borne carrée, sans tulipe ni robinet, décorée en polychromie 2,800 0,550 236,00 date ? Mathurin MOREAU VO_PL370 63 Candélabre Egyptienne La statue seule, sans tulipe ni robinet 1,800 0,365 129,00 date ? Mathurin MOREAU VO_PL370 63 Candélabre Egyptienne La statue seule, sans tulipe ni robinet, décorée en polychromie 1,800 0,365 129,00 date ? Mathurin MOREAU
« ... Le sculpteur est Mathurin Moreau (voir sa bio dans notre site). Si vous pouvez me dire où est le jardin ? Est-il possible de contacter la mairie ? Sont-ils intéressés par nos échanges et des précisions sur cette statue ; nous avons un réseau de villes international qui permet d'informer, se connaître et faire protéger ce patrimoine. À bientôt... »
.../...
« ... Notre site vous propose une documentation sur la fonte d'art, les artistes, les lieux, les entreprises de la fonte d'art et une galerie d'images, anciennes ou actuelles sur les fontes d'art dans le monde entier. Vos envois sont les bienvenus... »
Responsable du site web du réseau international de la fonte d'art (RIFA)
... À toutes les bonnes âmes intéressées par la préservation du patrimoine culturel de leur ville, l'invitation de notre ami Dominique demeure ouverte.
... Je l'avais connu durant les années 1965, l'époque où il était responsable à l'ex-ONCIC (Office National du Cinéma et de l'Industrie Cinématographique). Il était aimable, je garde encore de lui l'image de ce sourire qui ne le quittait jamais.
... Smaïl, un grand homme baigné dans l'universalité. Sa bibliothèque croulait sous le poids des ouvrages. Nous aimions, Rachid et moi, feuilleter surtout les livres d'art cinématographique.
... Sa charmante et accueillante épouse, également versée dans la culture, s'occupait d'animation radiophonique.
Dans son village natal, près de Ain El Hamman, Tazrout (Tabouhset)
Générique de fin pour Smaïl Aït Si Selmi dans le Djurdjura
extrait de l'article de presse paru le 03 décembre 2009, Rubrique Culture du quotidien Liberté
« ...SmaïlAït Si Selmi, surnommé dans le monde de l’art et du journalisme Banzo, s’est éteint jeudi dernier à Paris, en France, laissant derrière lui une œuvre aux multiples dimensions et empreinte de succès. “The End.” Tomber de rideau pour un homme qui a sillonné les quatre coins de la planète, dernier générique pour un talentueux artiste qui a su donner tout son cœur à la manivelle pour faire du cinéma algérien une véritable vitrine de l’art algérien tant au Maghreb qu’en Méditerranée, mais surtout dans le monde.
Directeur de production, SmaïlAït Si Selmi, pur produit de l’école scolastique, avait assisté au tournage de plusieurs grandes œuvres, commel’Opium et le bâton, avec le géant de la réalisation Ahmed Rachedi. Ami intime de l’auteur du célèbre roman de même nom, feu Mouloud Mammeri, il avait côtoyé les meilleurs scénaristes et producteurs de ce monde.
Son engouement à percer les secrets du septième art, mais aussi du journalisme, lui a valu plusieurs titres avant d’être haussé au rang de directeur d’importantes institutions de l’État, en l’occurrence en qualité de directeur du Centre algérien de l’art et de l’industrie cinématographique (Caaic) et de l’Agence nationale des actualités filmées (Anaf).
Très connu sur les plateaux de télévision, il était également producteur, en 1985, de la Dernière image, réalisé par Mohamed Lakhdar Hamina. Les Philipe Charigot et autre Jean-Claude Carrière étaient aux côtés d’un producteur aguerri aux techniques du cinéma et de la production.
Fin artiste, Smaïl Aït Si Selmi mettait en veilleuse tout son talent pour changer de look au cinéma algérien, donner sa vraie image dans les forums occidentaux et vanter la grandeur des artistes algériens qu’il avait connu et fréquenté. Ayant soutenu plus d’une cinquantaine de films depuis l’indépendance de l’Algérie, ce grand du cinéma était très estimé pour sa modestie, sa franchise et sa compétence.
Au milieu des années 1970, il était sollicité par une équipe de cinéastes et de producteurs du cinéma français au tournage d’un court métrage à Relizane. Sur le tas, il avait charmé ses homologues repartis avec la seule idée de revenir en Algérie pour virevolter d’autres aspects panoramiques d’un beau pays qu’il portait dans son cœur.
... Générique final pour un homme, mais pas pour ses œuvres, Smaïl Aït Si Selmi ... »
... Certains empereurs romains étaient des Berbères d'origine.
Ont accédé au trône impérial :
Septime Sévère,
Né en Tripolitaine, actuelle Lybie.
Sénateur puis gouverneur de la province lyonnaise. Après la mort de Pertinax, il gouvernait la province de la Pannonie supérieure (Hongrie) quand ses troupes le proclamèrent empereur.
Lucius Septimius Sevérius Pertinax
193 - 211
Caracalla,
Né à Lyon, fils aîné de Septime Sévère.
Il accorda la citoyenneté romaine à tous les hommes libres de l'Empire.
Lucius Septimius Bassianius,
Marcus Aurelius Antoninus 211 - 217
Geta,
Co-empereur avec son frère aîné Caracalla.
Lucius Publius Septimius Antoninus Geta
211 - 212
Macrin,
Né à Césarée, actuelle Cherchel.
Il fut Intendant puis Préfet du Prétoire. Il accompagnait Caracalla lorsque celui-ci se fit assassiner. L'armée le proclama Empereur.
Marcus Opellius Macrinus
217 - 218
Et
Clodius Albinus
Né à Hadrumète, actuelle Sousse.
Il a commandé la province de Grande-Bretagne. En 193, il refuse le titre impérial proposé par ses troupes.
En 194, Septime Sévère, avec lequel il s'entend, lui accorde le titre de César. En 195, il le fait déclarer ennemi public par le Sénat.
En janvier 197, Clodius se fait proclamer Auguste par ses troupes. Battu près de Lyon, il se suicide en décembre de la même année pour ne pas être capturé par Septime Sévère.
Decimus Clodius Septimius Albinus 192 - 197 (ne figure pas dans la liste officielle des empereurs)
... D'autres Berbères ont été élevés au rang de gouverneur.
Ont été gouverneurs de province :
Lucius Alfenus Senecio,
Né à Djemila, en Algérie.
Consul en Syrie puis dernier gouverneur de la province de Grande-Bretagne.
Lusius Quietus,
Né au Maroc.
Un des meilleurs généraux de l'Empereur Trajan, cavalier hors du commun, nommé gouverneur de Judée.
Et
Quintus Lollius Urbicus
Né à Tiddis, agglomération romaine de Cirta, actuelle Constantine.
Gouverneur de la province de la Germanie inférieure puis de la Grande-Bretagne. Il termine sa carrière Préfet de Rome.
Selon le reportage télévisé ci-dessous, le jardin de Miliana aurait retrouvé son panache d'antan ...
... Que nenni !
... Interrogez plutôt les anciens et les habitués du lieu, ils vous diront que le jardin de Miliana est devenu cacochyme. Où sont les horticulteurs, les tailleurs, les greffeurs et les pépiniéristes. La remise a été détruite et le matériel qui s'y trouvait complètement disparu.
... A-t-on seulement souvenir de la célèbre plantation de bambous ; il n'y a pas si longtemps jalousement bien gardée !
Le Bambou, À Miliana, le bambou servait surtout à faire des cannes à pêche
Le manque de main d'œuvre spécialisée, ajouté à l'absence d'entretien, a entrainé le dépérissement d'au moins une vingtaine d'essences rarissimes.
À l'image des platanes de la ville, le jardin de Miliana se meurt, hélas !
Décadence d'aujourd'hui
... Même la Nature n'a pas échappé au mensonge des hommes.
Depuis quelques jours, il fait un vrai sale temps à Hartlepool, ça n'arrange pas les affaires bien sûr !
À ses heures perdues,
Krimo ...
fait de la caricature, un violon d'Ingres qui remonte à sa tendre enfance.
" Pile , de la pluie ... Face , encore plus de pluie ... "
Il y a quelques années de cela, il collaborait régulièrement auprès de plusieurs journaux anglais. Qu'est devenu son personnage fétiche ? Il aimait bien aussi taquiner la muse.
Les maths, la physique n'étaient pas mon fort. Que mes professeurs me pardonnent.
Ne vous inquiétez pas de vos difficultés en mathématiques. Je peux vous assurer que les miennes sont encore plus grandes.
Aujourd'hui je fais acte de repentance et pour ce faire, je vous parlerai de la théorie de la relativité.
Qui ne connaît pas la célèbre formule E = mc2
Énoncée en 1905 par Albert Einstein dans le cadre de la relativité restreinte, cette équation veut dire qu'une particule isolée de masse m possède une énergie E, appelée énergie de masse donnée par le produit de m multipliée par le carré de la vitesse de la lumière.
Voilà, c'était tout simple ! Mais il fallait être Einstein pour y penser !
Et si vous n'avez pas encore compris ce jargon ésotérique, Einstein en personne vous l'explique :
Asseyez-vous une heure près d'une fille, cela passe comme une minute. Asseyez-vous une minute sur un poêle brûlant, et cela passe comme une heure. C'est cela la relativité.
Devant un public de journaliste, il a ainsi résumé sa théorie :
Imaginez que vous regardez loin, très loin devant vous, et que vous avez une très bonne vue, une très bonne vue, alors vous arriverez à voir ... votre dos.
Qui avait dit que les maths et la physique étaient des sciences austères !
Trois idéaux ont éclairé ma route et m'ont souvent redonné le courage d'affronter la vie avec optimisme : la bonté, la beauté et la vérité.
La plupart des Berbères célèbrent aujourd'hui le nouvel an ; en Algérie on préfère le fêter le 12 Janvier 2009.
Pourquoi ce décalage ?
La différence de 950 ans
Chaque civilisation dispose de son propre calendrier correspondant à une ère qui définit l’origine à partir de laquelle on commence à compter les années d’une chronologie. Nous distinguons ainsi : l’ère berbère, l’ère romaine, l’ère hébraïque, l’ère chrétienne, l’ère hégirienne, etc.
L’ère berbère débute avec la fondation de la XXIIème dynastie des pharaons d’Egypte. Elle marque l’intronisation du prince berbère libyen Chachnaq 1er(Sheshonq) qui eut lieu en l’an 950 av. J.C.
Utilisé depuis l’antiquité, le calendrier berbère est un calendrier agraire rythmé sur les saisons. Il présente les mêmes caractéristiques que le calendrier julien (du nom de l'empereur romain Jules César qui le réforma) : c'est un calendrier solaire.
Les Européens, dans leur majorité, ont adopté le calendrier julien, mais leur ère se réfère à la naissance du Christ, appelée « ère chrétienne ». Par référence à l'année de la naissance du Christ (l'an 1), le calendrier berbère a donc démarré 950 ans plutôt, autrement dit plus ancien.
La différence de jours
Au fil des siècles, le calendrier julien accusait du retard sur le Soleil. A la date du jeudi 04 Octobre 1582, ce retard était estimé à 10 jours. C'est cette date que choisit justement le pape Grégoire XIII pour rectifier ce calendrier.
Ainsi, le vendredi 05 Octobre 1582 devint le vendredi 15 Octobre (05 + 10 = 15) : un nouveau calendrier chrétien venait de naître, appelé calendrier grégorien que les Européens adoptèrent par la suite. Plus tard, il deviendra le calendrier universel (calendrier de référence utilisé par la quasi totalité des pays).
Pour des considérations culturelles et identitaires et à l'instar des autres civilisations, les Berbères disposent aujourd'hui de trois calendriers : amazigh, hégirien et grégorien (universel).
Un problème se pose toutefois, c'est celui de la concordance. A quelle date du calendrier de référence correspondent les dates des calendriers amazigh et hégirien ?
En ce qui concerne le jour de l'an berbère 2959, les calculs astronomiques le fixent au 14 Janvier 2009 car le décalagepar rapport au Soleil, qui était de 10 jours, le 04 Octobre 1582 (05 + 10 = 15), s'est, aujourd'hui, allongé de 03jours : (01 + 10 + 3 = 14).
Pour la concordance et les méthodes de calcul, voir le lien ci-dessous
Outre la table de calcul, le site expose la formule mathématique.
Les Berbères devraient donc tous fêter le 1er Yennayer année 2959 le 14 Janvier 2009 du calendrier grégorien (calendrier universel). Pour les Algériens, la date la plus répandue est le 12 Janvier 2009, probablement due à des erreurs de calcul de certaines associations culturelles.
de Fériale Baba Aïssa, œuvre exposée le 8 Novembre 2008
Artiste émérite, Fériale, Yallo pour les intimes, est une virtuose de l'art numérique. Elle puise les couleurs et les formes au plus profond de son âme. Sa passion pour ce nouveau style d'expression remonte à son enfance. Ses dessins de prime jeunesse révélaient déjà ce penchant précoce pour l'art moderne.
Enfance perdue,
de Fériale Baba-Aïssa, œuvre exposée le 19 Août 2006
Yallo, la fille aux yeux d'agates, a vécu dans un milieu familial culturel très épanoui. Son grand-père, faut-il le rappeler, était rendu célèbre par ses manuscrits du Saint Coran aux riches enluminures et par la chaire de vocalise qu'il occupa à la mosquée Sidi Soufi. Ses oncles n'étaient-ils pas des virtuoses du violon !
Après le déluge
de Fériale Baba Aïssa, œuvre exposée le 6 Octobre 2006
Bab El Oued, la ville doublement martyre, l'a fortement imprégnée ; elle est sa source d'inspiration. Dans ses œuvres, on y perçoit les moments de bonheur, mais aussi les instants tragiques de la vie.
Le livre de Fériale Baba Aïssa,
Que dire, Yallo est aussi écrivaine à ses heures perdues. Dans son livre "Bab El Oued, 1O Novembre 2001", elle exprime sa profonde douleur et celle de ses concitoyens. Femme courage, elle s'est engagée très tôt à la plus noble des tâches : l'amour du prochain.
Sans titre Œuvre de Fériale Baba Aïssa, exposée le 4 Octobre 2006
Pour visiter sa galerie, cliquez [ ici ].
Je vous y invite !
Miliana, un paradis terrestre, le jardin d'Eden où poussent toutes sortes de fruits. Chaque saison apporte avec elle ses douceurs : mirabelles, pêches rustiques, prunes, reines-claudes, cerises, pommes, coings, grenades et j'en oublie.
Aujourd'hui, le dévolu est jeté sur un fruit très convoité :
la grenade, le fruit des Dieux
Grenade de Miliana
Toile de Josette Arnau-Parterna, artiste-peintre née à Oran, Ecoles des Beaux arts d'Oran et d'Alger
A propos du fruit céleste
Notre prophète Mohamed (PBSL) lui trouve d'excellentes qualités ; la grenade est un fruit qui chasse l'envie et la haine.
D'aprèsla Bible, elle serait plutôt ce fruit défendu.
Elle est le symbole de l'amour, de la fertilité et de l'abondance. Dans leur culte aux dieux, les Grecs offraient de la grenade à Aphrodite, la déesse de l'amour et à Héra, la déesse du mariage.
Plantation de grenadiers
C'est, semble-t-il, sous l'arbre d'un grenadier que Roméo chanta sa fameuse sérénade à Juliette.
La grenade est née dans l'ancienne Perse (Iran) où elle était utilisée comme remède depuis 10000 ans. On la retrouve dans toute l'Asie Occidentale, particulièrement dans les célèbres jardins suspendus de Babylone et dans tout le bassin méditerranéen où elle est cultivée depuis 5000 ans.
En Algérie, les berbères zirides de la région de Béjaïa, issus de la tribu Telkata, l'emportèrent en Andalousie, notamment à Elvira où son essor a participé à la rebaptiser. Par allusion au fruit, la ville porte dès lors le nom de Grenade. De là elle fut introduit en Europe.
Fleurs du grenadier
Les Algériens, notamment les enfants, préfèrent manger les pépins nature ; sa pulpe juteuse et parfumée est d'un extrême raffinement. Les pépins sont également utilisés pour faire des rafraîchissants, des sorbets et des boissons.
Les Libanais, les Syriens et surtout les Iraniens, lui réservent une grande place dans la cuisine. En Inde, les graines sont séchées pour être employées comme épice.
Il n'y a pas si longtemps, le sirop de grenadine était fabriqué artisanalement à base de ce fruit.
Une grenade Fruit du grenadier
Les nutritionnistes le recommandent pour sa richesse en vitamines.
Réputée pour ses vertus thérapeutiques, l'usage de la grenade est très diversifié en médecine traditionnelle.
L'écorce de grenade atténuerait les maladies cardio-vasculaires et agirait sur l'hypertension. Elle soigne la toux, les diarrhées, les coliques et abaisse la fièvre. Elle aurait même des vertus aphrodisiaques.
Loges Elles sont délimitées par d'épaisses cloisons.
Les femmes l'utilisent pour leurs soins de beauté, dans les cures régénératrices ou d'amaigrissement.
Pépin
Partie comestible du fruit. Il est composé d'une pulpe juteuse et transparente dans laquelle est renfermé le grain.
Trois choses font la réputation de Toudja !
son eau de source, claire et limpide ;
ses belles oranges parfumées ...
... et ...
ses remarquables grenades au goût suave.
Voilà pourquoi la grenade est si convoitée à Miliana et à Bougie ! Dans ma Kabylie natale, le grenadier surplomble parfois l'olivier et le figuier.
Poète dramatique au cœur juste et profond, Sophocle est à la fois psychologue, moraliste et philosophe. Ses œuvres recèlent des dehors naturels et des formes très humaines.
Toujours compatissant, il semble cultiver l'art des paradoxes. Il comprend le mal qui ronge la vieillesse et partage en même temps l'insouciance de la jeunesse.
Œdipe se plaint de vieillir et Sophocle de s'attendrir sur l'affection de son âge et des misères qu' il a encourues.
Dejanire, l'épouse délaissée d'Héraclès dans un geste de désespoir, se suicide et Sophocle de clamer l'innocence de sa jeunesse :
" La jeunesse grandit dans un domaine qui n'est qu'à elle, où ni l'ardeur du ciel, ni la pluie, ni les vents ne viennent l'émouvoir. "
Un des plus grands poètes tragiques grecs de l'époque, né à Colone (environs d'Athènes).
Dans la dernière tragédie " Œdipe à Colone" qu'il a écrite peu avant sa mort, Sophocle, rendant hommage au roi de Thèbes et compatissant à sa douleur, plaint la tristesse de son âge.
Par la bouche d'Œdipe, il déclame :
"... La vieillesse exécrable, l'impuissante, l'insociable, l'inamicale vieillesse, en qui viennent se rejoindre tous les maux, les pires maux ... "
Œdipe, vieil aveugle errant, soutenu dans l'exil par sa fille Antigone (Tableau de Charles-François Jalabert, 1843)
La mythologie accable Œdipe :
Inconscient, il tue son père et épouse sa mère. Réalisant par la suite l'horreur de son parricide et de son inceste, il se crève les yeux et maudit ses fils.
C'est accablé par l'errance et la malédiction qu'il prononça ce propos sur la vieillesse, à la fin de son exil forcé.
Portrait officiel du président Manuel Teixeira-Gomes (par Columbano Bordalo Pinheiro)
7ème président du Portugal (1ère république, 1911-1926), Manuel Teixeira-Gomes, grande figure politique portugaise, ne resta pas longtemps au pouvoir (1923-1925). Il dut vite démissionner sous la forte pression d'une campagne diffamatoire et calomnieuse.
Ne supportant plus le milieu pourri de la politique, il quitte son pays en 1926. Il s'embarque sur le paquebot hollandais Zeus pour entreprendre un long voyage autour de la Méditerranée. Le 17 décembre 1931, il achève son périple à Bougie où il s'installe durant les dix dernières années de sa vie.
Au Portugal, on le surnomma "Le président écrivain" parce qu'il était d'abord écrivain, très célèbre dans le style naturaliste.
Son geste de renoncement à la vie politique le libéra ce qui lui permit de poursuivre la carrière d'écrivain. Enfant de la haute bourgeoisie provinciale, il a repris son emploi de voyageur solitaire de commerce pour l'entreprise familiale.
L'avènement de la dictature de Salazar accentua son exil volontaire à Bougie où rares sont les gens qui lui connaissaient cette passion pour la littéraire. De sa nouvelle résidence, il collabore avec le journal "O Diabo" (Le Diable) et la revue "Seara Novea" (Champ cultivé Nouveau).
Impressionniste de talent, on lui connaît les œuvres suivantes :
Agosto Azul (Août bleu, conte, 1904),
Sabina Freire (pièce théâtrale, 1905),
Gente Singular (Gens singuliers, nouvelle, 1909),
Lettre à Columbano (1932),
Romans érotiques (nouvelle, 1934),
Retours (1935),
Mélange (1937),
Maria Adélaïde et Carnaval littéraire (romans,1938).
Il ne s'est jamais marié, il eut cependant deux filles de Belmira das Neves, une femme de sa ville natale. Manuel avait l'intention de l'épouser mais ses parents, sous le prétexte qu'elle était de condition modeste, ne voulurent pas d'elle. Son père était pêcheur.
Avant sa mort, le journaliste portugais Noberto Lopes avait rassemblé une longue série d'interviews dans le livre " O exilado de Bougie " (L'Exilé de Bougie).
Dans ce livre, le journaliste rapportait toutes les rencontres qu'il avait eues dans le célèbre hôtel de la côte algérienne. Ébloui par la vue du Golfe qui s'offrait à lui de la fenêtre de la fameuse chambre 13, l'hôte du Président écrivain a consacré un long passage à la description de cet envoûtant paysage.
L'hôtel L'Etoile surplombant le golfe de Bougie Photo prise de la place de la mosquée Sidi El Mouhoub Au pied de l'hôtel, l'ex-place Gueydon masquée par les arbres (assalas photo hakim djerroud)
L'hôtel L'Etoile Vue de l'ex-place Gueydon
Né le 27 mai 1862 à Portimão (région de l'Algraves), Manuel Teixeira-Gomes mourut le 18 octobre 1941. Neuf ans après et à la demande de sa famille, sa dépouille mortelle fut transférée le 16 octobre 1950 du cimetière de Bougie à celui de sa ville natale.
Son buste trône désormais sur la place Patrice Lumumba, à quelques pas de l'hôtel L'Etoile où il résida jusqu'à sa mort.